Nocturne / Paul-Jean Toulet

"Nuages, mer et rochers" 2012, crayon sur papier



Nocturne

Ô mer, toi que je sens frémir
A travers la nuit creuse,
Comme le sein d'une amoureuse
Qui ne peut pas dormir ;

Le vent lourd frappe la falaise...
Quoi ! si le chant moqueur
D'une sirène est dans mon coeur -
Ô coeur, divin malaise.

Quoi, plus de larmes, ni d'avoir
Personne qui vous plaigne...
Tout bas, comme d'un flanc qui saigne,
Il s'est mis à pleuvoir.

Paul-Jean Toulet

6 commentaires:

  1. La mer,... comme "le lent velours lape la balaise"...
    Encore un nu caché!

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  2. Bella poesia, una sirena en el corazon, el mar puede esconder todo, un saludo para ti,

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  3. @Staive : un nu peut en cacher un autre ?

    @Carmen : El mar como se ve en
    claro a lo largo del Golfo

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  4. Il pleut de l' amer, la mer t' hume?

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  5. Faut dire qu'en Bretagne, il pleut toujours. Et ceux qui n'aiment pas la pluie, n'ont rien à y foutre. Ah mais !

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  6. Il pleut, il pleut, c' est la fête à la grenouille!
    Et avec Paul-Jean Toulet,
    " Amour qui pleure, été qui mouille
    N' est chose où se monter le cou.
    Mais trois fois, Nane, coup sur coup...!
    Je t' appelerai la Trimouille."

    ( P.J. Toulet, Vers trouvés sur un mirliton.)

    Marie Vestale

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