Autoportrait au lapin

"Autoportrait au lapin" 2012 tempéra sur toile 22 x 27 cm

Molle rive dont le dessin…

"La jupe noire" 2011 Crayon sur papier

Molle rive dont le dessin

Est d'un bras qui se plie,

Colline de brume embellie

Comme se voile un sein,


Filaos au chantant ramage -

Que je meure et, demain,

Vous ne serez plus, si ma main

N'a fixé votre image.


Paul-Jean Toulet

Nocturne / Paul-Jean Toulet

"Nuages, mer et rochers" 2012, crayon sur papier

Nocturne

Ô mer, toi que je sens frémir

A travers la nuit creuse,

Comme le sein d'une amoureuse

Qui ne peut pas dormir ;


Le vent lourd frappe la falaise...

Quoi ! si le chant moqueur

D'une sirène est dans mon coeur -

Ô coeur, divin malaise.


Quoi, plus de larmes, ni d'avoir

Personne qui vous plaigne...

Tout bas, comme d'un flanc qui saigne,

Il s'est mis à pleuvoir.


Paul-Jean Toulet

Mer mur arbre et rochers

"Mer Mur Arbre et rochers" 2011 Crayon sur papier 32 x 41 cm

Mer (vers Concarneau)

"Mer près de Concarneau" 2011 crayon sur papier 32 x 41 cm

Le Festin des Dieux de Bernaert di Rijckere


Bernaert di Rijckere (1535-90) : Le Festin des Dieux. 35 x 46 cm Musée des Beaux-Arts de Rennes
Bonne année 2012

La Nativité, Nicolas Poussin

Nicolas Poussin, La Nativité 1650 Huile sur toile, Bayerische Staatsgemaldesammlungen Munich

Nicolas Poussin, L'hiver

Nicolas Poussin, L'hiver, 1660-64, Huile sur toile, 118 x 160 cm, Paris musée du Louvre

"…Le paradoxe imaginé par Poussin tient à ce que les naufragés du premier plan, arrivant à bon port dans cette crique abritée de la furie des éléments, semblent sauvés. L’enfant hissé à droite sur le rocher paraît hors d’atteinte. Or dans peu de temps les flots auront tout recouvert. L’arche de Noé est visible à l’arrière-plan gauche de la composition, étrangement calme …"

Soit que son or se crêpe lentement/ Pierre de Ronsard

"Etude pour des Baigneuses aux nuages" Fresque décorative 2011 Crayon sur papier


Soit que son or se crêpe lentement

Ou soit qu'il vague en deux glissantes ondes,

Qui çà, qui là par le sein vagabondes,

Et sur le col, nagent folâtrement ;


Ou soit qu'un noeud illustré richement

De maints rubis et maintes perles rondes,

Serre les flots de ses deux tresses blondes,

Mon coeur se plaît en son contentement.


Quel plaisir est-ce, ainçois quelle merveille,

Quand ses cheveux, troussés dessus l'oreille,

D'une Vénus imitent la façon ?


Quand d'un bonnet son chef elle adonise,

Et qu'on ne sait s'elle est fille ou garçon,

Tant sa beauté en tous deux se déguise ?


Pierre de RONSARD (1524-1585)


Etude pour "Les Baigneuses"

"Etude pour des Baigneuses aux nuages" Fresque décorative 2011 Crayon sur papier